L’activité des SSIAD s’inscrit actuellement dans un contexte en pleine mutation,
avec un certain nombre d’évolutions majeures : - Les SSIAD sont passés d’une centaine seulement au début des années 1980, à plus de 2 000 actuellement. Le nombre de places est passé de 63 443 à 85 568 entre 2000 et 2007, soit + 35 %.
- La loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico sociale a déterminé le cadre d’élaboration des schémas d’organisation sociale et médico sociale qui structurent désormais l’activité du secteur.
- Le Plan de Solidarité Grand Age présenté en juin 2006 a mis en position prioritaire la création de places de SSIAD à un rythme soutenu. La circulaire de programmation 2008 a maintenu cet objectif de création de places à 6 000 places par an destinées aux personnes âgées et 2 100 destinées aux personnes handicapées.
- Afin d’éviter les surdotations ou sous dotations de certains territoires, la circulaire du 29 janvier 2009 met en place un nouveau dispositif de régulation de l’offre de soins infirmiers au niveau infra régional.
- Enfin, la mise en place des ARS en 2010 impacte directement les SSIAD. L’objectif annoncé quant au secteur médico social est de « fluidifier les parcours de soins et accompagner le rééquilibrage de l’offre de soins au profit du médico social ».
Au delà des nouvelles modalités de tarification à venir tenant compte de la charge en soins, cette réforme soulève de nombreuses inconnues en ce qui concerne les modalités futures des dialogues annuels de gestion avec l’autorité de tarification.
Une certitude : l’incitation par l’ARS à mettre en place des mutualisations et des coopérations. Une stratégie appropriée Face à ces mutations importantes, il s’agit pour les services : - de maintenir et si besoin de renforcer le positionnement du service face à l’autorité de tarification afin de disposer de moyens d’action en rapport avec la qualité du service rendu.
Pour cela, compte tenu du contexte global de réduction des moyens, une piste à explorer est celle de la rationalisation de l’utilisation des ressources en particulier dans le domaine administratif. Les efforts de réorganisation consentis et les résultats obtenus, seront de nature à conforter ces services pour d’éventuelles demandes d’extension de capacité, et leur permettraient dans tous les cas de consacrer plus d’énergie et de moyens en temps à l’encadrement des intervenants et au suivi de la qualité.
- de renforcer leur présence et leur identification auprès des partenaires des réseaux traditionnels, tels que le Centre Local d’Information et de Coordination Gérontologique, les réseaux animés par les MDPH, les réseaux ville-santé ou ville-hôpital
- d’envisager dès à présent les conditions de mutualisations ou de coopérations; au delà de la contrainte d'optimisation financière, il peut s’agir d’une opportunité de coopérer autour d'un ou plusieurs projets communs :
- sur le territoire, dans une logique de complémentarité (par exemple dans le cadre d’un SPASAD)
- "entre pairs", avec d'autres SSIAD, par exemple pour mutualiser des postes spécifiques tels que ergothérapeute, qualiticien ou DRH.
Notre accompagnement Nou accompagnons les SSIAD sous différents aspects de leur organisation - l'évaluation interne et externe
- la certification qualité
- diagnostics stratégiques et opérationnels de l'organisation (état des lieux de l’organisation interne et optimisation organisationnelle)
- diagnostics stratégiques et opérationnels des partenariats externes
- ingéniérie de refonte des tournées
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