L’intégration des nouveaux salariés |
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La phase d’intégration est une partie importante du recrutement, pour autant elle est souvent oubliée ou laissée de côté « faute de temps » Plusieurs raisons justifient l’intérêt de mettre en place un processus d’intégration des nouveaux embauchés... ![]() Au sommaire:1 - Pourquoi soigner la phase d’intégration des nouveaux salariés 2 - Les méthodes et outils de l’intégration 1- POURQUOI SOIGNER LA PHASE D’INTÉGRATION DES NOUVEAUX SALARIES ?
Eviter le turnover
"C’était vraiment trop dur, je me suis retrouvée seule tout de suite. J’avais la pression alors je suis partie."
les 4 ou 5 heures de temps total passé au recrutement sont perdues en cas de rupture inopinée compter aussi 1 à 2 heures au minimum pour organiser le remplacement en urgence rajouter les heures de production perdues quand il est impossible d’assurer le remplacement immédiatement.
le temps passé par le personnel d’encadrement sur les recrutements ou les remplacements au pied levé ne peut pas être consacré à d’autres fonctions tout aussi importantes telles que le management des équipes, le suivi qualité ou le développement de l’activité, les heures perdues obligent à augmenter le taux de recouvrement si l’on souhaite pouvoir remplacer en urgence la personne manquante, les échecs récurrents de recrutement favorisent la démotivation des encadrants ; la cohésion des équipes peut aussi en souffrir, l’image de l’entreprise auprès de ses clients pâtit de la fréquence des départs inopinés, ainsi que de sa réputation d’employeur sur son bassin d’emploi : « chez NNNN, le personnel ne reste pas, il ne doit pas être bien traité ». Cette réputation d’employeur fait partie intégrante de l’attractivité de l’organisme : un turnover important dû à des problèmes d’intégration peut ainsi compromettre, à terme, sa capacité à trouver des candidats.
Valider l’embauche en situation réelle
La période d’essai doit donc impérativement remplir sa fonction première, qui est de permettre à chacune des deux parties de vérifier la pertinence de son choix. En ce qui concerne l’employeur, il s’agira d’évaluer, en situation de travail, les compétences du nouveau salarié, pour prendre rapidement les dispositions qui s’imposent :
Permettre au nouvel embauché de trouver sa place
Il s’agit aussi de gérer la transition dans sa vie personnelle en s’organisant avec de nouveaux horaires. Autant d’éléments qui vont, ou non, permettre à ce nouveau salarié de tenir dans son emploi et de s’y projeter à moyen ou long terme.
2- LES MÉTHODES ET OUTILS DE L’INTÉGRATION
Accueillir, la première étape de l’intégration
Il appartient au hiérarchique d’accueillir son nouvel équipier. Il peut s’appuyer sur un livret d’accueil. Il doit présenter le nouvel équipier à ses interlocuteurs potentiels : services fonctionnels ou personnes ressources, hiérarchiques, collègues, ainsi que les locaux et leur fonctionnement, y compris et a fortiori pour des professionnels intervenant souvent à l’extérieur (secteurs du transport, des services à domicile, du bâtiment, pour ne citer qu’eux).
Mettre en place un tutorat
Le tutorat est pourtant un levier important de professionnalisation des nouveaux salariés. Le tuteur de proximité est un salarié expérimenté et volontaire, il transmet les gestes professionnels. Son rôle doit être soutenu et reconnu pour favoriser sa motivation. Plusieurs leviers de reconnaissance et de soutien sont possibles envers le tuteur :
L’efficacité du tutorat est aussi renforcée par un soutien envers le nouvel embauché :
"C’est trop coûteux. On ne peut pas se le permettre." La mise en place d’un tutorat se heurte souvent à des contraintes budgétaires : le tutorat suppose en effet un investissement en temps et parfois d’intervenir en doublon. Il est intéressant à ce sujet de chiffrer le coût réel du tutorat au-delà des premières impressions et de contacter son organisme collecteur (OPCA) pour étudier avec lui les possibilités de prise en charge de la fonction tutorale. A titre d’exemple, certains collecteurs peuvent prendre en charge 15€/h pour les formation de tuteur, et jusqu’à 230 € / mois dans certaines conditions pour les coûts liés à la fonction tutorale.
Planifier la prise de poste
Valider les compétences
Une première évaluation peut être programmée au bout de 8 jours, afin de se donner le temps et les moyens d’améliorer ce qui doit l’être avant la fin de la période d’essai et de soutenir au mieux le nouvel embauché. Une seconde évaluation peut être prévue au bout de trois semaines, pour prendre la mesure des évolutions. Si nécessaire, d’autres moments d’évaluation peuvent être programmés dans les six premiers mois de l’embauche. Un outil d’évaluation peut être utilisé, basé sur les activités liés au poste de travail et sur les compétences à mobiliser : on favorisera ainsi une évaluation objective, basée sur des faits.
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