mars 2019

Nous croisons et accompagnons de plus en plus de structures qui souhaitent permettre à tous les acteurs et actrices de s’impliquer dans leur projet, notamment en décentralisant des prises de décision.

Des équipes autonomes, oui, et comment faire pour leur permettre de prendre une bonne décision, en toute autonomie ?

Il s’agit d’abord et avant tout de se définir un cadre qui inspire, en donnant envie d’œuvrer dans ce cadre, et guide, en indiquant la finalité de la structure, le ou les « pour quoi ».

Ce cadre résume l’essentiel

  • la raison d’être, les principales missions
  • le respect du droit en général, des règlementations et du droit du travail en particulier (cela peut valoir la peine de le rappeler)
  • les valeurs
  • les quelques modalités pratiques incontournables de mise en œuvre des activités (par exemple les modalités de prise de décision).

Plus sa rédaction est concise, plus le cadre gagne en force et en autorité. On le retrouve dans les documents exprimant la vision de la structure : projet d’entreprise, projet associatif, projet d’établissement ou de service. Il est présenté à chaque nouvelle recrue, qui s’engage activement – voire contractuellement – à le respecter. Au quotidien, il sert de de repère partagé à la prise de décision et à l’action. La hiérarchie est amenée à être exemplaire sur son application car c‘est l’ADN de la structure, généralement élaboré en intelligence collective et régulièrement revisité. C’est aussi l’espace hors duquel la situation peut devenir critique, où la structure s’expose à un danger. Franchir le cadre c’est dépasser la ligne blanche continue. Inversement, à l’intérieur, les processus et les règles de fonctionnement peuvent êtres souples et adaptées à la situation de chaque équipe.

 

Poser le cadre